Convoi mai 2002
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Convoi nov. 2005
Convoi mai 2004

 


Bagdad au mois de mai 2003

Après notre premier convoi de matériel en mai 2002, la président de notre association s'est rendue à Bagdad en mai 2003 afin d'étudier les besoins exacts de la population locale pour mieux les cibler et de prévoir dans quelles conditions nous pourrons continuer notre action. Nous avons profité de ce voyage pour amener des médicaments de première nécessité.

Shako-mako : Quoi de neuf ? en dialecte irakien
V. L. & D. R.

Nous avons quitté l'hôtel à Amman à 1h30 à bord d'un GMC, véhicule 4x4 climatisé servant aux voyages de longues distances. La consigne était de rouler en convoi et de ne pas fermer l'œil pendant le voyage. Nous sommes arrivés à la frontière irakienne vers 6h du matin où nous avons dû attendre deux heures avant que les soldats américains ouvrent le check point. La douane, qui jadis grouillait de monde, était déserte. Les traces de balles, les vitres brisées et la tempête de sable donnaient à ce lieu un air de ville fantôme qui rappelait au voyageur certains films de western. Les chauffeurs se sont rués sur les vendeurs d'essence au bord de la route. A l'aide d'un tuyau ils aspiraient le précieux liquide qu'ils recrachaient ensuite avant de remplir leurs réservoirs.

Pendant ce temps, je me suis dirigée vers une modeste construction non loin de là. La porte était grande ouverte. C'était une petite chambre vide donnant sur une autre plus petite encore, apparemment habitée. J'ai appelé pour savoir s'il y avait quelqu'un. Un hurlement m'a répondu. Une femme, toute de noir vêtue, est sortie en vociférant. Surprise, j'ai reculé, mais me suis ravisée. Je lui ai expliqué que je ne lui voulais aucun mal. Une fois calmée, elle m'a demandé d'où je venais. La discussion étant engagée, elle m'a tirée vers la chambre du fond et m'a montré une inscription tracée avec du charbon sur le mur. Je n'ai malheureusement pas eu le courage de la lire : j'étais impressionnée par cette dame. Elle m'a dit qu'elle était Hachémite (descendante de la famille régnante jordanienne). Le visage sillonné de rides profondes, elle arborait des tatouages sur le front et le menton. Elle avait dû être belle quand elle était jeune… Ses yeux vitreux d'une couleur indéfinissable lui donnaient l'air d'une extra-terrestre. "Elle a la cataracte", m'a expliqué par la suite Valérie, ma co-équipière. La dame voulait que je lui fasse une piqûre ! Je lui ai demandé si elle n'avait pas besoin d'autre chose. "Non". Elle m'a suppliée de lui faire une piqûre contre la maladie du "canari" ! Elle en avait peur. Je me suis renseignée auprès de Valérie, infirmière de profession, sur cette maladie gazouillante. Elle n'en avait jamais entendu parler. La dame se sentant fatiguée voulait aussi de l'eau médicinale ! Là, au moins c'était clair : elle réclamait de l'eau minérale. Comme elle insistait pour que je lui fasse sa piqûre, je suis retournée vers la voiture et Valérie lui a apporté une bouteille d'eau. Notre véhicule a ensuite démarré et la femme a disparu dans un nuage de poussière.

Il nous restait cinq heures de trajet avant d'arriver à Bagdad...

Deux GMC nous attendaient afin de former un convoi pour parcourir le tronçon réputé être le plus dangereux. On roulait vite, entre 140 et 160 kilomètres à l'heure. Sur la route du désert, on voyait parfois les dommages causés par les bombardements. Plus on s'approchait de Ramady, plus la tension augmentait. Les chauffeurs craignaient les bandits armés qui attaquent les voyageurs. Vers Fallouja, cinq autres véhicules se sont joints au convoi et la course infernale s'est poursuivie jusqu'à Bagdad où nous sommes arrivés vers 14h30 dans une chaleur frisant les 43 degrés. Nous avons pris congé de notre chauffeur jordanien qui retourne le jour même à Amman afin d'économiser une nuit d'hôtel et de revenir rapidement avec d'autres passagers.

Le lendemain, Haytham, notre chauffeur irakien, était à l'heure au rendez-vous. Sa guimbarde rouge à la couleur délavée nous a certes rendu d'inestimables services, mais ses toussotements et ses arrêts inopinés ont donné quelques frayeurs à Valérie. Pour quinze dollars par jour, on ne pouvait espérer mieux. Notre première visite était celle du "Village de la famille Irakienne"...


Evaluations
Structures d'accueil pour enfants
Le Village de la famille irakienne
Dar addawla lissighar
Dar An-Najat, AL AADHMYA
Orphelinat du 28 Nissan (28 avril)
Société civile
Enfants du Monde (EDM)
UNICEF
Hanaa Edward
Centres hospitaliers
Centre hospitalier Saddam
Hôpital Saint Raphaël
Dispensaire d'Al Hourryya
Hôpital Ophtalmologique d'Ibn Al haytham
Situation chaotique
Les enfants des rues
Pillages
Insécurité
Désastre sanitaire
Aperçu de la situation politico-économique
Le retour  
     
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